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Les écrivains à l'école


Côte-Nord

Une école accueille un artiste ou un écrivain.

Gérard Pourcel

Nouvelle

Présentation

Gérard Pourcel

Après un long parcours d’enseignant, de directeur de Communication-Jeunesse et d’agent culturel au ministère de la Culture et des Communications, Gérard Pourcel a eu le loisir de laisser mûrir ses textes pendant des années. Esprit libre, mal à l’aise avec toutes les rectitudes politiques et morales, Gérard Pourcel puise son inspiration dans le terreau social et humain. Les 11 nouvelles de son dernier recueil nous transportent de la Côte-Nord au Village gai de Montréal, des États-Unis au Mexique, en passant par Cuba et le Maroc… Mais au-delà de l’exotisme des sables brûlants et des hivers enneigés, c’est un voyage au cœur de l’humanité que nous propose l’auteur. Passions, idéaux, sentiments nobles et moins nobles, sensualité, séduction, désir. Tout ce qui fait le piquant de la vie, en quelque sorte. Un parcours audacieux, souvent empreint d’un humour fin et respectueux…

Suzanne Giguère, dans Le Devoir avait ces mots pour l’auteur : « Portées par un souffle narratif et une écriture ample, généreuse, les Chroniques d’une mémoire infidèle portent toutes le sceau d’un écrivain épris d’humanité et de liberté, qui vit avec ses personnages et les aime d’un amour sincère. Cela mérite d’être souligné. »

Fin observateur, Gérard Pourcel se dit pilleur de vies, comme d’autres sont pilleurs d’épaves. Du nord au sud, de l’est à l’ouest, ce grand voyageur affirme que c’est de préférence aux terrasses de cafés et de restaurants, mais aussi dans des autobus, à l’épicerie, dans les salles d’attente de dentistes, de médecins et d’hôpitaux, là où l’on est seul au milieu de la foule, qu’il emprunte des vies. Souvent quelques instants fugaces sur lesquels il reconstruit un début et une fin. « Il faut un regard pour se souvenir des êtres avant que le flot frénétique de la vie les engloutisse ou que la mort efface leur trace, comme la marée des pas éphémères sur la batture… », écrit-il en quatrième de couverture de son dernier recueil de nouvelles. La nouvelle, par les contraintes de concision, est le genre littéraire parfait, mais ô combien exigeant, qui sied à une telle démarche.

Mais au-delà d’une simple addition de nouvelles, c’est en témoin de la vie que s’inscrit l’écriture de l’auteur. Un témoin qui ne juge pas et qui laisse sa liberté au lecteur, sauf une seule, celle de ne pas se poser de questions.

Titres suggérés*

Chroniques d’une mémoire infidèle (Éditions de la Pleine Lune, 2012)
Le dernier été balkanique
(Éditions JCL, 1989)

*Ces titres sont des suggestions de l'auteur ou de l'auteure, en fonction des activités qu'il ou elle propose aux élèves.
Toutefois, il appartient à l'enseignant ou l'enseignante de vérifier si les titres sont adéquats pour son groupe (âge et niveau scolaire, contexte particulier, etc.).
Le personnel enseignant est invité à communiquer avec l'écrivain ou l'écrivaine qui pourra l'éclairer sur cet aspect et l'aider à bien préparer le groupe à sa visite.

Approche et activités proposées

Atelier 1

De la 3e à la 5e secondaire

Avant de recevoir l’auteur, la classe sélectionne une nouvelle et l’en informe. Selon le cas, le temps prévu à la rencontre et à la nouvelle choisie, l’auteur, qui a déjà fait du théâtre, la lit en entier ou un extrait. Collectivement, on en repère le thème principal et les thèmes secondaires : l’exode, l’exil et le déracinement, le racisme, la violence faite aux femmes, les préjugés et les exclusions, mais aussi l’acceptation de la différence, la séduction… Autant de préoccupations qui peuvent également être mises en perspective transversalement dans chacune des autres nouvelles, si les élèves ont lu le livre en entier.

L’auteur, se disant pilleur de vies, cible des exemples d’observations de la banalité quotidienne à partir desquels il a construit ses nouvelles. Les élèves sont invités à se mettre en situation d’observateurs et à se rappeler un visage qu’ils ont croisé, un incident qu’ils ont vu, un fait divers entendu ou lu. À partir de ce terreau, on fait fructifier une première ébauche de structure narrative et on explore les thèmes qui s’y relient, certainement assez voisins du recueil de nouvelles lu, car la seule chose qui singularise l’observation des humains c’est la narration.

Atelier 2

De la 3e à la 5e secondaire

Tour à tour libraire, chroniqueur littéraire, lecteur pour un éditeur, « écrivain fantôme », directeur d’un salon du livre, directeur de Communication-Jeunesse, l’auteur, au cours de sa carrière, a été amené à côtoyer plusieurs métiers du livre. Fort de cette expérience, qu’il propose de faire partager à des jeunes, il peut éviter les chausse-trappes de l’édition. De la feuille blanche au présentoir en librairie ou à la bibliothèque, le parcours d’un manuscrit est fort long. Et, il y a une étape qui demande de l’humilité, soit celle du directeur littéraire qui retravaille le manuscrit avec l’auteur. Gérard Pourcel propose à ses jeunes lecteurs un extrait de nouvelle, tel que soumis au directeur littéraire, et invite les élèves réunis en ateliers à effectuer ce travail d’accompagnement de l’auteur. En fin d’atelier, il compare les recommandations des élèves à celles proposées par l’éditeur. Il y a fort à parier qu’il n’y a pas une seule avenue, mais plusieurs. La seule certitude c’est celle du travail.

« Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage : polissez-le sans cesse et repolissez-le; ajoutez quelquefois, et souvent effacez. » – Nicolas Boileau


Conditions particulières


Pour information


Téléphone : 418 293-3719
Courriel : gpourcel@globetrotter.net

Personne assujettie aux taxes (TPS, TVQ)

Non

Offert aux classes

3e secondaire, 4e secondaire, 5e secondaire

Offert dans les régions

Toutes les régions

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