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Les artistes à l'école


Montréal

Une école accueille un artiste ou un écrivain.

Mathilde Fournier-Hébert

Arts visuels
Photographie et sculpture

Présentation


Mathilde Fournier-Hébert

Mathilde Fournier-Hébert vit et travaille à Montréal. Bachelière en enseignement des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal, elle a également fait un baccalauréat en création, une concentration en études féministes ainsi qu’une formation technique en photographie au Cégep de Matane.

Le travail de cette artiste professionnelle s’inscrit dans une pratique multidisciplinaire. Mathilde croise, entre autres, les champs de la sculpture, de la photographie et de la performance.

Elle aborde la photographie comme un évènement en soi et privilégie l’aspect relationnel dans ses recherches. Elle s’intéresse à la notion de temps inhérente à la photographie et accorde une part importante de sa démarche au côté performatif lors de la prise de vue.

En utilisant des procédés photographiques anciens et alternatifs, elle poursuit sa réflexion sur l’image du corps en plaçant ses modèles, ou elle-même, dans un contexte de prise de vue exigeant. Plutôt que de recourir à la photographie numérique, elle utilise des procédés imposant un long temps de pose. C’est l’expérience du corps et le renversement du modèle face à sa propre image qui entre alors en jeu.

Enseignante en arts visuels depuis quelques années, elle cumule ses expériences au sein d’une clientèle diversifiée : milieu communautaire, établissement scolaire public et privé, etc. Impliquée dans le milieu culturel et social, elle participe à plusieurs évènements de nature artistique et son travail est exposé dans divers lieux.

C’est dans un esprit d’interdisciplinarité qu’elle conçoit sa création et son rôle de pédagogue.

Approche et type d'activités proposées



Camera obscura

Les ateliers proposés ont pour objectif d’introduire les notions de base de la photographie aux élèves du primaire et du secondaire et d’amener ceux-ci à tracer un parallèle entre la vision de l’appareil photographique et la vision humaine. À travers ces ateliers, les élèves expérimentent divers aspects du travail en laboratoire de photographie et peuvent ainsi créer des liens avec la science et l’histoire.

Inscrites dans un contexte numérique instantané, ces explorations de l’image argentique latente proposent une vision et une représentation poétique de la photographie.

L’artiste fait une courte présentation de son travail et de ses recherches liés aux procédés photographiques anciens et alternatifs. Elle présente quelques modèles d’appareils photo de type sténopé utilisés dans le cadre de son travail (de la petite boîte de thé au cube d’entreposage) et les résultats obtenus avec ceux-ci. Afin de vulgariser le phénomène optique aux élèves, l’artiste se sert d’une camera obscura portative. Finalement, quelques exemples de photographies réalisées avec la technique du sténopé, du photogramme en cyanotype et de l’anthotype pourront être observés et manipulés par les élèves.

Les ateliers comprennent plusieurs déclinaisons permettant ainsi de bâtir un projet selon le niveau, le contexte et le temps alloué à l’activité. La collaboration et le travail d’équipe sont favorisés, ainsi que l’implication et la participation active de l’enseignant lors de la prise de vue et du travail de laboratoire.

Cet atelier propose, dans un premier temps, de faire l’expérience de la camera obscura afin de mieux saisir le principe fondateur de la photographie : le rôle de la lumière dans la reproduction du réel. Par la suite, les élèves peuvent fabriquer leur propre appareil photo de type sténopé afin d’expérimenter la prise de vue extérieure et le travail de laboratoire en chambre noire.

Atelier no 1

À la suite de la démonstration d’une camera obscura portative, les élèves, en équipes de deux ou de trois, sont invités à fabriquer un prototype à l’aide d’une boîte à chaussures, de cartons et de papier calque. Si l’utilisation d’un appareil numérique est possible, chaque équipe peut photographier ou filmer en temps réel l’image obtenue (photographie inbox).

Prolongement possible : reproduire au fusain et au pastel sec certaines prises de vue agrandies par projection au mur.

À l’aide d’une petite boîte de thé, les élèves fabriquent leur propre appareil photo sténosé. Ils doivent d’abord peindre en noir l’intérieur de leur boîte et ensuite percer un minuscule trou (le sténopé) par lequel la lumière peut passer. Dans une reconstitution de chambre noire aménagée dans l’école, les élèves installent le papier photosensible et sortent ensuite à l’extérieur pour prendre quelques photos avec leur appareil. Au retour, les élèves peuvent expérimenter le travail de laboratoire en chambre noire en développant leurs images.

 

L’anthotype (ou comment faire de la photo avec des épinards)

L’anthotype est une technique consistant à fabriquer une émulsion photosensible à l’aide de végétaux riches en chlorophylle. Le tirage se fait par contact du papier photosensible et d’une image positive imprimée sur acétate. On peut également réaliser des photogrammes en posant des objets directement sur le papier photosensible. L’exposition se fait au soleil et peut durer entre 15 minutes et quelques heures, dépendamment de l’ensoleillement et du moment de l’année. L’image obtenue est un monochrome vert.

Les élèves préparent d’abord leur émulsion photosensible en pilant leurs épinards au mortier jusqu’à l’obtention d’une pâte homogène. Ils placent ensuite la pâte dans un bas de nylon ou un filtre à café afin d’en extraire tout le liquide. Ce liquide est ensuite appliqué au pinceau sur un papier de type arche ou aquarelle. Une fois le papier émulsionné, les élèves peuvent procéder à l’exposition de leur image. Aucun produit chimique n’est nécessaire pour cet atelier. À ce jour, aucun procédé pour fixer et protéger l’image de rayons UV n’a été découvert; l’image obtenue garde donc son aspect éphémère et doit être conservée loin des rayons du soleil une fois exposée.

Renforcement possible : numériser ou photographier les résultats obtenus afin de conserver une trace durable de l’expérience et imprimer les photographies de chaque élève.

 

Le photogramme en cyanotype

Utilisé en botanique tout au début de la photographie, le photogramme consiste à placer un objet sur une surface photosensible avant de l’exposer à la lumière. Ce procédé artisanal, de par sa simplicité, est particulièrement adapté aux élèves des niveaux préscolaire et primaire.

Dans un premier temps, les élèves font la cueillette d’éléments végétaux. Ils peuvent ensuite disposer les éléments choisis sur leur papier émulsionné et exposer leur photogramme au soleil pendant quelques minutes. Ils doivent ensuite rincer puis sécher leur image. Le résultat obtenu est en négatif monochrome bleu de Prusse.

Variantes :

  • Les élèves peuvent apporter de petits objets translucides de la maison pour réaliser leur photogramme.
  • Les élèves peuvent également utiliser une photographie numérique, l’imprimer en classe sur acétate, puis l’exposer par contact.
  • Le papier photosensible pour le cyanotype est fourni par l’artiste. Il ne demande aucune préparation et ne nécessite aucun produit chimique.

Réinvestissement et retour sur l’expérience

Les élèves peuvent organiser, avec l’aide de l’artiste et de l’enseignant, une exposition collective de leurs travaux. Ils peuvent ainsi faire l’expérience de cette partie du travail d’un artiste et partager avec les autres élèves leurs réalisations.


Conditions particulières

Les ateliers nécessitent un local situé à proximité d’un lavabo. Quelques appareils numériques peuvent être nécessaires.

Matériel non réutilisable

Les matériaux de base nécessaires à la technique du sténopé, de l’anthotype, du cyanotype et de l’impression numérique (s’il y a lieu) sont fournis par l’artiste au coût maximal de 100 $ par atelier.


Pour information


Téléphone : 514-946-5939
Téléphone autre : 514-521-5939
Courriel : mathildefh@videotron.ca

Personne assujettie aux taxes (TPS, TVQ)

Non

Offert aux classes

Toutes les classes

Offert dans les régions

Bas-Saint-Laurent, Estrie, Montréal, Laval

Autre(s) langue(s)

Français

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