Avis d'intention de classement – Cinq lettres de Marie Guyart, dite Marie de l'Incarnation

GOUVERNEMENT DU QUÉBEC
MINISTÈRE DE LA CULTURE ET DES COMMUNICATIONS

AVIS D’INTENTION DE
CLASSEMENT DE BIENS PATRIMONIAUX

CINQ LETTRES DE MARIE GUYART,
DITE MARIE DE L’INCARNATION
(QUÉBEC)


Le ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française, M. LUC FORTIN, donne avis :

QU’en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, il a l’intention de procéder au classement des documents patrimoniaux suivants :

Les cinq lettres originales de Marie Guyart, dite Marie de l’Incarnation, qui sont conservées aux archives du monastère des Ursulines de Québec, dans le Fonds Marie-de-l’Incarnation, soit :

  1. Lettre et déclaration de Marie de l’Incarnation à Charles Huault de Montmagny, gouverneur de la Nouvelle-France (Québec, le 15 mai 1645), sous la cote 3/1,1,1,1,1,2, et 3/1,1,1,1,1,5;
  2. Lettre de Marie de l’Incarnation à Jérôme Lalemant, supérieur des Jésuites du Canada (Québec, vers 1648), sous la cote 3/1,1,1,4,1,2;
  3. Lettre de Marie de l’Incarnation à Guillaume Andouart de Saint Germain, notaire (Québec, le 15 septembre 1661), sous la cote 3/1,1,1,1,1,6;
  4. Lettre de Marie de l’Incarnation à Paul Ragueneau, procureur jésuite à Paris de la mission du Canada (Québec, le 3 septembre 1663), sous la cote 3/1,1,2,1,1,2;
  5. Lettre de Marie de l’Incarnation à Cécile de Saint-Joseph, supérieure des Ursulines de Mons (Québec, le 12 septembre 1670), sous la cote 3/1,1,2,1,1,1;

QUE ce geste repose sur les motifs suivants :

Les lettres de Marie Guyart, dite Marie de l’Incarnation, présentent un intérêt patrimonial pour leur valeur historique en raison de leur association avec ce personnage connu. Fondatrice et première supérieure du monastère des Ursulines de Québec, Marie Guyart, dite Marie de l’Incarnation, a jeté les bases de son ordre en Nouvelle-France en 1639. Elle figure aussi parmi les pionnières de l’enseignement féminin et a mis sur pied le premier établissement consacré à cette tâche en Amérique du Nord. Malgré l’ampleur de sa production épistolaire, seulement treize lettres écrites de sa main subsistent dans le monde. Cinq de ces lettres sont conservées aux archives du monastère des Ursulines de Québec. Ce sont les seules qui sont archivées au Québec et au Canada. Ces lettres comptent aussi parmi les rares biens mobiliers que l’on peut directement associer à Marie de l’Incarnation et à l’époque de la fondation du monastère des Ursulines de Québec;

Les lettres de Marie Guyart, dite Marie de l’Incarnation, présentent aussi un intérêt patrimonial pour leur valeur historique en raison de leur importance documentaire. Ces cinq lettres écrites entre 1645 et 1670 attestent les responsabilités de Marie de l’Incarnation dans la communauté des Ursulines. Elles laissent présager l’étendue et la notoriété du réseau de correspondants qu’elle avait établi. Ces lettres témoignent aussi des tâches administratives qu’implique la direction d’un monastère canadien au XVIIe siècle. Ces documents constituent des pièces significatives dans l’histoire de la Nouvelle-France.

Le ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française donne également avis :

QUE toute personne intéressée peut, dans les soixante (60) jours de la transmission du présent avis, faire des représentations auprès du Conseil du patrimoine culturel du Québec;

QU’il prendra l’avis du Conseil du patrimoine culturel du Québec sur l’opportunité de procéder au classement de ces biens patrimoniaux;

QUE si le classement de ces biens se réalise, celui-ci prendra effet à compter de la transmission du présent avis conformément à la Loi sur le patrimoine culturel;

QUE l’avis d’intention devient sans effet si l’avis de classement, accompagné d’une liste des éléments caractéristiques des biens patrimoniaux classés, n’est pas transmis au propriétaire des biens ou à celui qui en a la garde, dans un délai d’un an à compter de la date de la transmission de l’avis d’intention ou dans un délai de deux ans à compter de cette même date s’il y a eu prorogation de l’avis d’intention.

Signé à Québec, ce 27 avril 2017

Le ministre,

LUC FORTIN

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