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Patrimoine

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Infolettre sur le patrimoine culturel

11 décembre 2013

Horizon 2017 – L'archéologie québécoise au 21e siècle

M. Maka Kotto, ministre de la Culture et des Communications, a profité du Forum annuel du réseau Archéo-Québec en novembre dernier pour lancer le Plan d'action ministériel en archéologie – Horizon 2017. Ce plan d'action présente trois enjeux majeurs et douze objectifs à atteindre d'ici 2017. Ce faisant, le ministre milite pour que l'archéologie soit une composante du développement de la société québécoise.

Les enjeux se déclinent en fonction de l'action ministérielle, de la concertation interministérielle et des partenariats à soutenir auprès des milieux professionnels, scientifiques et municipaux. En voici quelques aspects particuliers.

Enjeu 1 : développer une gestion intégrée du patrimoine archéologique

Amorcée depuis déjà un certain temps grâce à la Loi sur le patrimoine culturel et au nouveau règlement sur la recherche archéologique, une transformation en profondeur des outils de gestion et de protection du patrimoine archéologique se poursuit. Au terme de cet exercice, la prestation électronique de services sera mise en place pour desservir la clientèle des archéologues et offrir à des clientèles élargies, principalement les municipalités, les universités, les musées et les divers organismes du patrimoine culturel, l'accès via Internet à des données existantes sur le patrimoine archéologique en fonction des besoins en matière de recherche, de connaissance, de diffusion et de mise en valeur. Au sein du Ministère, les directions régionales et centrales seront appelées à collaborer à une stratégie interne qui inscrira véritablement le patrimoine archéologique dans l'ADN du Ministère.

Enjeu 2 : responsabiliser l'administration publique

Cet enjeu crucial vise l'intégration de la protection du patrimoine archéologique à l'échelle gouvernementale, ce qui en soi n'est pas une mince tâche puisque bon nombre de ministères et d'organismes agissent sur cette ressource. À cet effet, il faut insister sur le fait que le patrimoine archéologique de l'État est l'affaire de tous. D'où l'importance de donner un nouveau souffle au Laboratoire et à la Réserve d'archéologie du Québec. Le Ministère veut donc instaurer une approche préventive en amont des projets, afin de réduire les menaces sur ce patrimoine culturel particulièrement vulnérable lors des projets de développement. De plus, cette approche s'inscrit dans une démarche plus globale, celle du développement durable, comme la loi du même nom qui lie tous les ministères et les organismes de l'État le propose. Du même coup, il faut s'assurer que les pratiques archéologiques sont sécuritaires sur les chantiers, et il est donc impératif de les rendre explicites pour éviter tout incident malheureux.

Enjeu 3 : stimuler les partenariats

Le développement régional et la protection du patrimoine archéologique se situent au cœur de cet enjeu puisque cette ressource culturelle définit notre passé et notre identité. Dans un tel contexte, la protection ne se limite donc pas à éviter sa destruction, mais elle vise plutôt à arrimer aménagement à découverte du passé, par l'entremise de la recherche, de la diffusion et de la mise en valeur du patrimoine archéologique local. En parallèle, le Ministère met de l'avant un ambitieux projet de publication, en collaboration avec Pointe-à-Callière, musée d'archéologie et d'histoire de Montréal, qui coordonnera la publication de cinq monographies qui feront le point sur les connaissances acquises en archéologie au Québec depuis cinquante ans!

L'horizon semble donc fort prometteur pour l'archéologie québécoise du 21e siècle.

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