Allocution de monsieur Maka Kotto
Ministre de la Culture et des Communications
Notes pour une allocution du ministre de la Culture et des Communications monsieur Maka Kotto à l'occasion d'annonces effectuées dans le cadre du 50e anniversaire de la Cinémathèque québécoise.
Montréal, le 18 avril 2013.
Le texte prononcé fait foi.
Monsieur Jean-François Lisée, ministre responsable des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur et ministre responsable de la métropole,
Madame Nicole Ménard, députée de Laporte,
Madame Christine St-Pierre, députée de L'Acadie,
Madame Élaine Ayotte, responsable de la culture, du patrimoine et du design, Ville de Montréal,
Messieurs les Consuls,
Monsieur Charles Lapointe, président du Conseil des arts de Montréal,
Monsieur Charles David, président du conseil d'administration de la Cinémathèque québécoise,
Madame Iolande Cadrin-Rossignol, directrice générale de la Cinémathèque québécoise,
Monsieur Fabrice Montal, directeur de la programmation de la Cinémathèque québécoise,
Monsieur Éric Falardeau, commissaire invité de l'exposition,
Madame Caroline Dhavernas (porte-parole des célébrations du 50e anniversaire de la Cinémathèque québécoise),
Distingués invités, chers amis,
Créée en 1963 par une poignée de visionnaires ayant à cœur de faire rayonner le cinéma d'ici tout en offrant une « vue » sur le monde, la Cinémathèque québécoise carbure encore et toujours à cette même ferveur qui animait ses fondateurs – de jeunes cinéastes et documentalistes – qui, bien avant l'heure, ont saisi l'importance de préserver la mémoire cinématographique du Québec.
C'est donc avec grand plaisir que je me joins à vous ce soir pour souligner ce 50e anniversaire de la Cinémathèque québécoise.
Cette institution fait le pont entre le passé et l'avenir, nous permettant de rêver des fantaisies révolues, de réfléchir sur la marche de notre univers ou de projeter notre imaginaire dans le futur.
D'emblée, je tiens à présenter mes plus chaleureuses félicitations à celles et à ceux qui, bon an mal an, depuis cinquante ans, ont permis à la Cinémathèque québécoise d'acquérir le titre de chef de file dans la conservation du patrimoine audiovisuel national et mondial.
Je les salue également pour avoir contribué, avec plus de 100 000 visiteurs annuellement, à mettre en valeur cet important patrimoine à des fins historique, culturelle et éducative.
Les festivités de ce 50e anniversaire nous permettront de mieux apprécier leur contribution et de mieux connaître l'histoire du septième art d'ici et d'ailleurs, à travers des événements comme 40 ans d'art vidéo au Québec, ou encore en revisitant le parcours de créateurs comme André Forcier, Martine Chartrand et George Pal.
J'ajouterais à cela que Secrets et illusions, la magie des effets spéciaux, la toute nouvelle exposition permanente que nous inaugurons ce soir, permettra de mieux faire connaître la cinémathèque, particulièrement aux jeunes, qui sont instinctivement, naturellement portés vers les technologies inventives.
Réalisée grâce notamment à un apport de 500 000 $ du ministère de la Culture et des Communications, dans le cadre de l'appel de projets pour le soutien aux expositions permanentes du Fonds du patrimoine culturel, cette exposition attirera des visiteurs de tous les âges, car les effets spéciaux exercent une fascination universelle, notamment avec son parcours participatif et interactif.
Elle sera par ailleurs une très belle occasion d'orienter les projecteurs sur les Québécoises et les Québécois qui font profession de créer l'illusion par les trucages, les images, les maquillages et les mille et une techniques aujourd'hui à leur disposition. Comme vous le savez, le savoir-faire et le génie de nos créateurs et artisans sont partout reconnus, tant au Québec qu'à l'étranger. Sur notre territoire, il y a des firmes novatrices qui se taillent une réputation mondiale dans leur capacité à pousser plus loin, chaque jour, les limites des mondes virtuels au cinéma.
Cette exposition succède donc à celle qui était en place, dans une séquence reflétant l'histoire de notre septième art. Après avoir fait montre de l'habileté des grands de l'animation du Québec, la Cinémathèque prend pied dans le 21e siècle en démontrant comment nos créateurs se sont approprié les disciplines les plus avancées en matière d'effets spéciaux.
Cependant, le présent n'est pas sans nous interpeller... De par sa nature même, la Cinémathèque québécoise doit faire un effort de tous les instants quant à la mise en collection, à la recherche, à l'archivage et à la conservation d'un patrimoine fragile qui ne cesse de prendre de l'ampleur.
En conséquence, ses besoins financiers vont croissant, alors que l'État est engagé dans un difficile, mais nécessaire exercice d'équilibre des finances publiques, et ce, en dépit de l'héritage que nous a laissé l'ancien gouvernement, soit un déficit budgétaire de 1,6 G$ qui n'avait rien de virtuel ou de cinématographique… Hélas !
Mais, que ce soit au chapitre de la conservation de notre patrimoine audiovisuel ou pour soutenir la création, la production, la diffusion et le rayonnement de notre culture, nous mettrons tous les efforts nécessaires pour appuyer les créateurs et les artisans qui, ne l'oublions jamais, sont à l'origine de cette culture unique qui forge notre identité.
C'est dans cette optique que nous accompagnerons la Cinémathèque, alors qu'elle traverse une période plus difficile au chapitre budgétaire.
Aussi, le rapport du comité d'analyse et d'orientation du ministère de la Culture et des Communications m'a été remis récemment, et nous nous engageons à suivre de près ses recommandations, notamment pour conseiller la Cinémathèque québécoise et pour l'aider à se doter de nouveaux outils de gestion.
J'invite l'ensemble du milieu du cinéma et de l'audiovisuel à soutenir la Cinémathèque québécoise qui, après cinquante ans, poursuit sa mission essentielle de sauvegarde de la mémoire cinématographique du Québec, pour laquelle elle est reconnue partout dans le monde.
Et je vous convie à visiter nombreux cette nouvelle exposition et à découvrir le patrimoine du cinéma québécois dans ces lieux riches de notre histoire.
Merci et bonne soirée !
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Date de mise à jour : 14 novembre 2012