Allocution de monsieur Maka Kotto
Ministre de la Culture et des Communications
Notes pour une allocution de M. Maka Kotto à l'occasion de l'ouverture du Salon international du livre de Québec
Québec, le 10 avril 2013
Le texte lu fait foi
Madame Agnès Maltais, députée de Taschereau, ministre du Travail, ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, ministre responsable de la Condition féminine et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale et de la région de la Chaudière-Appalaches,
Madame Annick Papillon, députée de la circonscription de Québec à la Chambre des communes du Canada,
Madame Julie Lemieux, conseillère municipale, membre du comité exécutif et responsable des dossiers culture et patrimoine à la Ville de Québec,
Monsieur Nicolas Chibaeff, consul général de France à Québec,
Monsieur Fadi Ziadeh, consul général du Liban à Montréal,
Monsieur Marc Lévy, président d'honneur du Salon international du livre de Québec,
Monsieur John Keyes, président du conseil d'administration du Salon international du livre de Québec,
Monsieur Philippe Sauvageau, directeur général du Salon international du livre de Québec,
Messieurs Gaston Tremblay,
Alain Beaulieu,
Gilles Archambault,
Henri Dorion,
Pierre Lahoud,
et madame Stéphanie Blake,
Les délégations libanaise et française qui ont fait le déplacement pour cette 15e édition,
Mesdames et Messieurs les éditeurs, les auteurs et les distributeurs,
Cher public, et si je puis me le permettre, chers amis,
Le Salon international du livre de Québec est certes un moment fort de la vie littéraire de notre capitale nationale, mais il s'inscrit également, pour les auteurs, les éditeurs, les distributeurs et libraires, dans la foulée des grands événements de la vie culturelle du Québec tout entier.
Je suis donc très heureux de participer au lancement officiel de cette grande et magnifique fête du livre, très heureux de me retrouver parmi vous aujourd'hui.
Cette fête est aussi, par la nature même de l'événement, celle des lectrices et des lecteurs. C'est une rencontre au sommet, ici à Québec aujourd'hui, demain ailleurs, entre l'acte d'écriture et l'acte de lecture, qui est tout sauf contre nature.
Il est dans l'ordre des choses de pouvoir créer ce lien, en l'occurrence entre le créateur et le lecteur. L'investissement, l'énergie et le temps consentis par les auteurs à peaufiner une phrase... à restructurer un paragraphe... bref, à donner peu à peu à l'œuvre son harmonie et sa forme finale, est considérable. Parfois dans la joie, parfois même dans la douleur, l'acte d'écriture doit être respecté et ses artisans, tout aussi considérés avec déférence.
J'invite donc les visiteurs à prendre le temps de s'arrêter et d'échanger avec celles et ceux qui font profession de mettre la force des mots au service des idées et des émotions.
Je veux saluer le président d'honneur de cette 15e édition, M. Marc Lévy, un auteur connu et reconnu dans tout l'espace francophone, et bien au-delà.
Je voudrais aussi souhaiter un excellent séjour parmi nous aux auteurs, éditeurs et libraires de la délégation du Liban qui nous font eux aussi l'honneur de leur présence. Mes salutations à Nisrine Ojeil, Lévon Nordiguian, Fifi Abou Dib, Abbas Beydoun, Ralph Doumit, Charif Majdlani, Imane Humaydane, Michel Choueiri, Tania Mehanna et Hyam Yared.
Le Liban est l'un des derniers bastions de la francophonie au Proche-Orient et, à ce titre, il présente des affinités avec le Québec, et cela en dépit de contextes historiques et géopolitiques très différents. Nous avons en commun une langue qui nous est très chère et nous sommes animés d'une même volonté farouche de la faire vivre et rayonner, contre vents et marée. Et pour cela, nos auteurs en font leur très large part, ici comme à l'étranger.
Mon regard s'est aussi posé, chemin faisant, sur l'Espace de la diversité qui, depuis dix ans maintenant, célèbre les couleurs de la vie, de l'amitié et de cette solidarité toute francophone et qui accueille cette année des auteurs de France, de Belgique, du Sénégal, des îles Marquises et d'Haïti, le tout sous la houlette de notre ami Rodney Saint-Éloi et de sa maison d'édition Mémoire d'encrier. Bienvenue et un bon séjour à Québec.
Je tiens également à souligner l'importance accordée à la littérature jeunesse dans le cadre de ce salon et j'en félicite le comité organisateur.
Il faut voir les jeunes prendre d'assaut les stands de leurs auteurs préférés pour comprendre qu'ils sont habités par ce désir ardent de connaître les secrets de leurs héros, mais aussi... de ce qui se cache derrière l'écriture d'un livre. Le plus souvent, ils y trouveront d'abord le sourire d'un auteur…
Par ailleurs, comme dans plusieurs autres secteurs de la culture, les mutations technologiques et autres phénomènes sociaux nous rappellent que le livre, s'il est d'abord un bien culturel, est aussi un bien économique.
Comme vous le savez sans doute, notre première ministre, Mme Pauline Marois, en septembre dernier, a annoncé la tenue d'une commission parlementaire qui permettra de poser un regard objectif sur la pertinence d'une règlementation sur le prix unique du livre, imprimé et numérique, et d'en évaluer les impacts.
L'agenda surchargé de la Commission de la culture et de l'éducation à l'Assemblée nationale ne nous permet pas encore de tenir cette consultation, mais nous sommes confiants. Nous ne désespérons pas. Ce débat aura bel et bien lieu.
Je termine en remerciant celles et ceux qui permettent la tenue du Salon international du livre de Québec et souhaite que les centaines d'écrivaines et écrivains qui y participent s'y ressourcent et trouvent, dans le sourire et les commentaires des visiteurs, l'énergie et l'inspiration afin de continuer cet acte de création si vital, si admirable et si généreux.
Voilà, c'est essentiellement ce que je tenais à vous dire aujourd'hui.
Bon Salon du livre !
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Date de mise à jour : 14 novembre 2012