Allocution de monsieur Maka Kotto
Ministre de la Culture et des Communications
Notes pour une allocution du ministre de la Culture et des Communications, monsieur Maka Kotto, à l'occasion de la soirée d'ouverture du festival du nouveau cinéma.
Montréal, le 10 octobre 2012.
Le texte lu fait foi.
Monsieur le Directeur général du Festival du nouveau cinéma,
Distingués invités,
Organisateurs de ce festival unique,
Mesdames et Messieurs les cinéphiles de Montréal, du Québec et de partout ailleurs,
Et même vous, Mesdames et Messieurs les critiques, bonsoir.
Soit dit en passant, je sais que c’est de bonne guerre d’envoyer une pointe aux critiques mais, soyons francs, les critiques, c’est comme les chroniqueurs politiques, quand ils disent un bon mot sur nous, ils sont très forts. C’est quand ils nous envoient au tapis qu’on a tendance à moins les aimer. Enfin, bref.
Je suis heureux de me présenter au milieu cinématographique pour la première fois dans le cadre de l’ouverture du Festival du nouveau cinéma.
Le cinéma québécois est en bonne partie responsable de mon intégration culturelle au Québec et, à terme, de ma volonté de me lancer en politique. Du coup, si ça dérape dans mes nouvelles fonctions de ministre de la Culture et des Communications, sachez que vous serez plus à blâmer que moi. Par contre, si, tel que prévu, tout va bien, vous aurez toutes les raisons d’être heureux qu’un des vôtres ait réussi.
La 41e édition du Festival du nouveau cinéma. Le vieux festival du nouveau cinéma, finalement. Et pourquoi cela?
Parce que le Québec est une merveilleuse pépinière de créativité, parce que l’imagination semble être la ressource la plus renouvelable que possède le Québec.
Parce que de Jutra, Perrault, Brault, Lanctôt à Villeneuve, Podz, Leclerc, Latulippe et combien d’autres que je ne nommerai pas parce que plus on en nomme, plus on en oublie, le Québec réussit année après année à nous surprendre, nous émouvoir, nous interpeller et nous émerveiller.
Nous devons comme cinéphiles, comme spectateurs, éprouver une reconnaissance à l’égard de nos créateurs cinématographiques.
Et je pourrais dire la même chose au milieu de la musique, au milieu du théâtre et des arts de la scène, de la littérature ou de quelque autre discipline culturelle.
C’est ce dynamisme extraordinaire du milieu culturel québécois dont le Festival du nouveau cinéma est à la fois témoin et acteur que je tiens à saluer. Témoin de l’évolution, l’expérimentation, l’audace du cinéma québécois, témoin de ses succès et de ses échecs, de ses coups de génie qui, admettons-le, se multiplient depuis quelques années et de ses… tentatives audacieuses, disons.
Témoin donc et acteur aussi, car le Festival du nouveau cinéma, comme le Festival des Films du Monde ou le Festival international du film de Rouyn-Noranda sont parties prenantes de notre réalité cinématographique. Ils sont… Vous êtes des stimulateurs, des lieux de découvertes, des fenêtres sur de nouveaux univers et, pour cela, nous vous sommes redevables.
Je me réjouis de cette longévité qui nous apporte la preuve qu’un événement artistique peut franchir les décennies et les modes sans jamais renoncer à l’authenticité, à la simplicité et à la créativité qui animaient jadis ses pionniers.
Permettez-moi de rappeler que le festival a pu compter sur un appui de mon ministère par l’entremise de la SODEC, tout comme mes collègues Pascal Bérubé du ministère du Tourisme et Sylvain Gaudreault du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire qui ont également contribué à cette 41e édition du Festival du nouveau cinéma.
La 41e édition du festival propose une fois de plus une programmation emballante, audacieuse et qui saura combler le cinéphile le plus écrasé sur son siège de cinéma à l’année longue.
J’en veux pour exemple la projection, en film d’ouverture, de La mise à l’aveugle, du cinéaste Simon Galiero, à laquelle s’ajoute l’œuvre Mars et Avril, du réalisateur Martin Villeneuve, film qui met en vedette des acteurs québécois dont la réputation internationale est déjà solidement établie (Robert Lepage, Caroline Dhavernas).
Il me tarde par ailleurs de découvrir les documentaires québécois Alphée des étoiles d’Hugo Latulippe et La revanche du tango de Francine Pelletier. Sans compter plusieurs courts métrages, dont celui d’Anaïs Barbeau-Lavalette et André Turpin ainsi que celui de Chloé Robichaud et Marie-Ève Juste, sélectionnés le printemps dernier au prestigieux Festival de Cannes.
J’en profite pour féliciter par anticipation la réalisatrice québécoise Nathalie Saint-Pierre, dont le film Catimini est en lice pour la Louve d’or, une compétition internationale qui récompensera le meilleur long métrage de la sélection internationale.
Enfin, j’aimerais dire un mot au sujet du réalisateur Simon Lavoie, dont Le torrent sera présenté au festival. Le film de Simon Lavoie (réalisé conjointement avec Mathieu Denis) a remporté samedi dernier le prix du meilleur long métrage international au Festival du film Raindance, à Londres. Une distinction qui témoigne une fois de plus de l’originalité du cinéma québécois dans le monde.
À vous, nos réalisateurs et nos réalisatrices, je vous dis merci. Merci de contribuer avec autant de conviction et d’énergie à l’essor du cinéma d’ici.
C’est grâce à des artisanes et des artisans comme vous que notre septième art atteint le degré d’authenticité et d’intensité qui fait son originalité et sa qualité.
En terminant, je veux remercier du fond du cœur toutes celles et ceux qui sont les cœurs battants de ce festival du nouveau cinéma, particulièrement son directeur général, Nicolas Girard Deltruc, et son cofondateur, Claude Chamberlan. Ils ont consacré beaucoup de leur temps et de leur nature passionnée à accomplir un excellent travail. Puisse cette belle folie continuer de vous animer encore longtemps.
Je veux aussi remercier toutes les personnes qui ont participé à l’organisation de cet événement, le personnel permanent du festival comme les bénévoles. Vous faites un travail formidable qui fait la différence et qui permet au festival de se distinguer des autres.
Enfin, je convie les cinéphiles de toutes les régions du Québec à venir nous retrouver pour profiter de cette fête unique et assister à la projection des meilleures images du monde.
Et au Festival du nouveau cinéma je souhaite une longue vie remplie des plus beaux moments de cinéma.
Merci et bonne soirée.
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Date de mise à jour : 14 novembre 2012