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Allocutions

Monsieur Maka Kotto ministre de la Culture et des Communications.

Allocution de monsieur Maka Kotto
Ministre de la Culture et des Communications


Notes pour une allocution du ministre de la Culture et des Communications, monsieur Maka Kotto, à l’occasion de l’ouverture des Rendez-vous du cinéma québécois.

Montréal, le 21 février 2013.

Le texte prononcé fait foi.

Madame la Première Ministre du Québec (Pauline Marois),
Madame la Chef de Vision Montréal, Chef de l’opposition officielle et Conseillère de ville du district de Maisonneuve–Longue-Pointe (Louise Harel),
Madame la Conseillère de ville du district Marie-Victorin, Membre du comité exécutif de la Ville de Montréal, Responsable du dossier de la culture, Porte-parole de l’opposition officielle en matière de culture et patrimoine pour Vision Montréal (Élaine Ayotte),
Monsieur le Président de Québec Cinéma (vidéo) (Pierre Even),
Madame la Directrice générale de Québec Cinéma (Ségolène Roederer),
Monsieur le Directeur des Rendez-vous du cinéma québécois (Dominique Dugas),
Madame la Vice-Présidente exécutive, Québec, chez Bell (Martine Turcotte),
Monsieur le Vice-Président, distribution nationale, chez Filmoption International (Andrew Nobel),
Madame la productrice chez Les Films Camera Oscura (Christine Falco),
Monsieur le réalisateur du film d’ouverture des 31es RVCQ, Roche Papier Ciseaux (Yan Lanouette),

Je suis particulièrement fier d’être parmi vous ce soir, en compagnie de notre première ministre, Mme Pauline Marois.

C’est une inconditionnelle de notre cinéma. Elle le défend ardemment et en parle systématiquement en termes élogieux chaque fois qu’elle en a l’occasion.

Elle a parfaitement raison, car le cinéma québécois est une très grande et très riche aventure dans l’histoire de notre culture, une histoire parsemée d’étoiles, qui prend sa source au milieu des années 50 et qui, depuis, n’a cessé d’inscrire brillamment notre cinématographie dans le paysage du cinéma international, grâce au brio de ses artisanes et artisans.

Les prix et marques de reconnaissance que nous avons reçus à Cannes, à Berlin ou aux Oscars sont autant de preuves, si besoin était, de l’excellence de notre cinéma.

Aussi, il nous appartient comme collectivité, dans la mesure de nos moyens, de faire tout ce qui est possible, afin que nos cinéastes, nos artistes et nos artisans de l’image puissent travailler, tourner et voir le fruit de leur travail diffusé dans les meilleures conditions possibles.

Par ailleurs, ce n’est certes pas faute de talents si, selon l’analyse qu’en font certains observateurs, les résultats du cinéma québécois, du point de vue de la fréquentation en salle au Québec en 2012, n’ont pas rencontré toutes les attentes.

À ce sujet, il m’apparaît important d’appeler à un débat serein sur cette question, compte tenu, nous le savons, du fait de la baisse de fréquentation qui s’inscrit dans nos salles aujourd'hui.

Le phénomène n’est pas simple à cerner, car les facteurs qui le sous-tendent sont pléthores, notamment l’évolution des modes de distribution, les nouveaux modes d’accès aux œuvres, les habitudes de consommation ou encore les caractéristiques de chaque génération de public.

Dans ce contexte, profitons-en pour poser les bonnes questions et les bons diagnostics.

Aussi, j’ai donc décidé de mettre sur pied un groupe de travail pour mener une réflexion rationnelle sur les enjeux du cinéma québécois.

Ce groupe formé de personnalités du milieu du cinéma sera coprésidé par M. François Macerola, président et chef de la direction de la Société de développement des entreprises culturelles, et par Mme Rachel Laperrière, sous-ministre du ministère de la Culture et des Communications. Ils procéderont à une analyse des enjeux de la distribution dans un contexte de changement, ainsi que des conditions menant au financement d’une production qui se distingue et suscite l’intérêt du public.

Ils ont le mandat, entre autres, de présenter une mise en perspective de l’exploitation du cinéma québécois dans les différentes régions du Québec au cours des dix dernières années, à partir des données officielles déjà disponibles et de tout autre élément jugé pertinent à cet égard.

Ce portrait inclura les tendances liées à l’exploitation des films telles que leur origine, les recettes, l’assistance, les projections, ainsi que celles liées à l’évolution des infrastructures d’exploitation telles que le nombre d’établissements, le nombre d’écrans et les équipements.

Ils examineront les pratiques d’affaires et certaines conventions établies par les propriétaires de salles liées à l’exploitation des films, plus particulièrement dans les grands centres urbains du Québec, et évalueront, le cas échéant, la pertinence de ces pratiques et leur impact sur la présentation des films québécois et de cinématographies étrangères peu diffusées.

Ils étudieront la diffusion du cinéma québécois chez les télédiffuseurs publics et privés, conventionnels et spécialisés, au Québec et sur les autres plateformes, ainsi que toute autre question afférente à la problématique principale du mandat du comité... qui est beaucoup plus exhaustif.

En octobre prochain, le groupe de travail me présentera un rapport dont j’attends beaucoup. Un rapport qui dépassera le cadre du débat cinéma d’auteur versus le cinéma populaire.

En terminant, je tiens à remercier les femmes et les hommes qui travaillent avec ardeur à organiser les Rendez-vous du cinéma québécois. Je salue la directrice générale de la Fondation Québec Cinéma, Mme Ségolène Roederer, ainsi que toute sa vaillante équipe.

Nonobstant la conjoncture budgétaire difficile qui va nous tenailler encore quatorze mois, mettons d'ores et déjà la table dans la perspective des jours meilleurs. Ensemble nous serons, ensemble nous gagnerons, pour faire de notre cinéma une sphère de créativité toujours plus performante, une sphère qui se démarque par son propos, sa maîtrise technique et ses choix esthétiques qui, au Québec comme à l’étranger, incarnent parfaitement notre vitalité culturelle notre originalité et notre modernité.

Merci.

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