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Allocutions

Monsieur Maka Kotto ministre de la Culture et des Communications.

Allocution de monsieur Maka Kotto
Ministre de la Culture et des Communications


Notes pour une allocution du ministre de la Culture et des Communication, monsieur Maka Kotto, à l’occasion du gala de la remise des prix Opus.

Le texte prononcé fait foi.

Montréal, le 27 janvier 2013.

Mesdames et Messieurs,

Chers amis,

C'est avec une certaine émotion que je me retrouve ici parmi vous aujourd'hui.

En effet, le 31 janvier 2010, lors de votre 15e gala, comme la plupart d'entre vous, j'ai eu la chance d'échanger avec le regretté Jacques Hétu.

Bien que très souffrant alors, il avait tenu à être présent afin de recevoir le prix Hommage que lui décernait le Conseil québécois de la musique.

Dans la foulée, la même année à l'Assemblée nationale, nous avons également souligné sa remarquable carrière, comme professeur et compositeur, et nous avons reconnu son exceptionnelle contribution à notre vie culturelle au Québec et bien au-delà.

Son départ sous d'autres dimensions nous a laissés orphelins, tout comme celui de Mme Maryvonne Kendergi en 2011 et, très récemment, celui de M. Yuli Turovsky, qui a été non seulement un musicien exceptionnel, mais aussi un citoyen remarquable et un pédagogue inspirant qui a su transmettre sa passion et sa dextérité à plusieurs violoncellistes talentueux.

Nous les saluons et leur exprimons notre éternelle reconnaissance pour l'héritage qu'ils nous ont légué.

Aujourd'hui, nous sommes ici réunis pour accomplir une tâche. Une tâche gratifiante et des plus agréables : reconnaître et récompenser le talent de celles et ceux qui, au Québec, font vivre et rayonner la musique de concert dans sa remarquable diversité.

Du jazz au classique, du baroque à l'électroacoustique, en passant par les musiques du monde ou les emprunts aux polyphonies médiévales, la musique de qualité se reconnaît à l'émotion qu'elle transmet.

Pour tous les mélomanes, exégètes ou profanes, c'est le critère absolu.

La musique de concert suppose aussi que des personnes l'analysent, la commentent et donnent le goût au public de s'y abreuver. Il est donc essentiel que votre contribution soit reconnue.

Cet acte de reconnaissance (et c'est bien l'une des missions que s'est données le Conseil québécois de la musique) se traduit aujourd'hui par la remise de 27 prix Opus.

Vous me permettrez de rappeler que l'un de ces prix est décerné par le ministère de la Culture et des Communications, soit le Prix de la production de l'année – Jeune public.

J'adresse par anticipation mes plus chaleureuses félicitations à tous les finalistes et aux lauréates et lauréats dans chacune des catégories. Je les remercie pour leur précieuse contribution à la musique de concert certes, mais notamment pour avoir contribué à « instituer un ordre dans les choses, y compris et surtout un ordre entre l'homme et le temps... », pour reprendre le sens de la finalité de la musique tel que formulé par Igor Stravinsky.

Chers amis, parce que nous occupons cet après-midi une magnifique salle qui honore la générosité d'un grand mécène, en l'occurrence M. Pierre Bourgie, vous me permettrez de souligner sa contribution.

De plus, il vient d'accepter la présidence du groupe de travail sur la philanthropie culturelle créé récemment par la première ministre, Mme Pauline Marois.

Sous la direction de M. Bourgie, ce groupe de travail composé de sept membres de la communauté des affaires saura éclairer des avenues tangibles dans le dessein d'accroître le mécénat culturel et de promouvoir l'avènement d'une nouvelle génération de mécènes au Québec.

Notre objectif révélé est certes de rendre plus accessibles l'expression culturelle mais aussi l'expression de notre attachement, par l'accès élargi aux moyens de la financer adéquatement sans, bien sûr, remettre en question notre choix collectif de faire de l'État du Québec la clé de voûte incontournable du financement et du développement de notre culture.

M. Bourgie n'est pas présent parmi nous aujourd'hui, mais j'estime qu'il est important de saluer, ici, cet autre apport à notre vie culturelle.

Je veux également saluer le milieu québécois de la musique, vous, et souligner votre apport exceptionnel à la vitalité de notre culture unique en Amérique du Nord, ainsi qu'à son rayonnement au Québec comme à l'étranger.

Je puis vous assurer que nous avons une écoute très attentive de vos défis qui sont aussi les nôtres et que nous travaillons d'arrache-pied, afin que, notamment, la musique québécoise connaisse une diffusion à la hauteur de son talent, de son audace et de ses ambitions.

En terminant, je veux remercier les membres du Conseil québécois de la musique ainsi que tous les partenaires impliqués dans l'organisation et la tenue de ce gala.

Je veux les féliciter pour leurs efforts tangibles et constants axés sur la vitalité et le rayonnement de la musique de concert sur toutes les scènes du Québec.

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