Allocution de monsieur Maka Kotto
Ministre de la Culture et des Communications
Notes pour une allocution du ministre de la Culture et des Communications Maka Kotto à l'occasion de l'ouverture du Festival littéraire international de Montréal Métropolis bleu.
Montréal, le 22 avril 2013.
Le texte prononcé fait foi.
Monsieur Cameron Charlebois, président du conseil d'administration de la Fondation Metropolis bleu,
Madame William St-Hilaire, présidente-directrice générale et directrice artistique de la Fondation Metropolis bleu,
Chère Judith Mappin,
Chère Sheila Fischman,
Chers ambassadeurs de cette 15e édition,
Distingués invités,
Mesdames, Messieurs,
Je veux avant toute chose souhaiter un excellent 15e anniversaire au Festival littéraire international de Montréal Metropolis bleu.
La longévité et la renommée de ce festival nous prouvent, si besoin était, que Montréal est une métropole culturelle de renommée internationale.
Une cité décomplexée. Une ville de référence dans plusieurs disciplines artistiques qui s'appuie aussi sur un événement comme le Festival littéraire international de Montréal Metropolis bleu.
Un festival qui contribue depuis quinze ans à mettre en relief la création littéraire d'une trame citoyenne composée de femmes et d'hommes venus de tous les horizons et qui enrichissent la culture québécoise dans toutes ses déclinaisons.
Et quand je parle de toutes ses déclinaisons, j'inclus celles et ceux qui désirent se dire Québécoises ou Québécois, sans égard à leur classe sociale, leur origine ou leur langue maternelle.
J'en parle d'expérience, car, comme tant d'autres, après avoir quitté mon Afrique natale et longtemps usé mes souliers lors du voyage, j'ai trouvé au Québec une terre d'accueil et de tolérance, une société rassembleuse, à l'image de ce festival littéraire où nous célébrons notre appartenance collective à la république littéraire du Québec.
Avec son volet Récits d'Afrique, le festival met en vedette un continent que je connais bien, et je tiens à saluer tous les auteurs qui y participent.
Aussi, en compagnie de grands noms de la littérature internationale et du Québec, nous sommes invités à transformer ce qu'on appelle – à tort – les barrières culturelles, pour en faire des passerelles, des ponts, des passages qui unissent tous et chacun, dans le plaisir de lire et d'écrire certes, mais aussi pour réfléchir et discuter de la marche du monde.
Je voudrais prendre un moment pour féliciter les auteurs qui reçoivent cette année les prix littéraires décernés dans le cadre de ce festival : bravo au lauréat du Grand Prix littéraire international Metropolis bleu, M. Colm Tóibín, écrivain irlandais de grand renom ; et félicitations à M. Hisham Matar pour le Prix littéraire arabe Al Majidi Ibn Dhaher Metropolis bleu, ainsi qu'au lauréat du Prix Metropolis Azul, l'écrivain nicaraguayen Sergio Ramirez.
Également, j'adresse mes salutations reconnaissantes à deux femmes. Deux femmes à qui Metropolis bleu rend hommage ce soir, Mmes Judith Mappin, mécène et libraire très appréciée par la communauté littéraire, ainsi que Sheila Fischman, traductrice de talent, à qui l'on doit l'adaptation d'ouvrages de nombreux grands écrivains québécois francophones.
Enfin, je remercie chaleureusement les nombreux bénévoles et les partenaires de la Fondation Metropolis bleu. Ces femmes et ces hommes sont une autre preuve tangible que la culture à Montréal peut compter sur de fidèles alliés, et j'en suis...
Merci et bon festival à toutes et à tous !