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Monsieur Maka Kotto ministre de la Culture et des Communications.

Allocution de monsieur Maka Kotto
Ministre de la Culture et des Communications


Notes pour une allocution du ministre de la Culture et des Communications monsieur Maka Kotto à l'occasion du gala du 25e anniversaire de l'École nationale de l'humour.

Montréal, le 2 avril 2013.

Le texte prononcé fait foi.

Madame la Présidente de l'Association des professionnels de l'industrie de l'humour (Mme Lucie Rozon),
Monsieur le Président de l'École nationale de l'humour (M. François Rozon),
Madame la Directrice générale de l'École nationale de l'humour (Mme Louise Richer),
Distingués invités,
Chers amis,

Être ou ne pas être diplômé de l'École nationale de l'humour ? Certains se sont posé la question… dans le passé.

En effet, si le talent ne s'enseigne pas, en revanche, il est possible d'apprendre à le développer quand il est en nous. Il est possible d'aller plus loin, avec un encadrement rigoureux, dans un environnement stimulant.

Accompagner l'auteur et l'humoriste dans le développement de sa propre signature, voilà la mission que se sont donnée les fondateurs de l'École nationale de l'humour.

Et ils ont admirablement réussi, guidés par une démarche originale, munis d'une bonne dose de courage, de détermination, voire de résilience.

En ces matières, comme dans d'autres, lorsqu'on croit sincèrement à une idée ou à un projet, on ne l'abandonne jamais.

Aussi, souligner les 25 ans de cette institution, c'est d'abord rendre hommage à Louise Richer... Elle s'est totalement investie dans cette grande aventure.

D'autres grands de l'humour ont certes marqué leur époque, mais avec l'École nationale de l'humour, cette discipline a reçu, en quelque sorte, ses lettres de créance.

Je salue également un autre pionnier de l'École, Gilbert Rozon, qui, tel un alchimiste, a transformé les ateliers du début en un véritable programme de formation auquel se sont ajoutés des cours d'histoire, de science politique et de français... Oui, oui, de français… Je réitère mes salutations à Lucie et François Rozon et les remercie également pour leur contribution à l'ensemble de l'œuvre… Luc Plamondon a écrit, dans une célèbre chanson : « J'ai perdu le sens de l'humour depuis que j'ai le sens des affaires… » Comme quoi…

Aussi, l'École nationale de l'humour est aujourd'hui bien enracinée dans le paysage éducationnel québécois, et le ministère de la Culture et des Communications reconnaît la qualité de son enseignement par l'aide qu'il lui accorde via le programme d'aide au fonctionnement pour les écoles de formation supérieure en arts.

Nous sommes très fiers d'être associés à une telle école parce qu'elle est unique..., unique dans le monde, mais aussi parce qu'elle contribue à définir, ou redéfinir, la place de l'humour dans la cité.

Rappelons, il y a quelques années, la tenue à Montréal d'un colloque dans le cadre des très sérieux Entretiens Jacques Cartier, où praticiens du milieu de l'humour, sociologues, anthropologues, linguistes et psychologues ont débattu sur l'humour comme un élément clé d'une bonne santé physique et mentale… À travers le monde, nous pouvons dire que l'humour au Québec fait école, notamment avec son très attentif observatoire de l'humour.

L'ensemble des activités de l'École nationale de l'humour témoigne ainsi de sa vivacité, de sa vision prospective et, bien sûr, de sa capacité à accomplir sa mission.

Les quelque 500 diplômés, depuis 1988, témoignent éloquemment de cette réussite qui trouve un écho bien au‑delà des frontières du Québec. Ils contribuent, par leur plume ou sur une scène, à faire de l'humour québécois cette nécessaire alliance entre la création, le rire et la réflexion.

Et ce gala d'anniversaire en est une autre vibrante illustration.

En ce 25e anniversaire, chers diplômés, on peut vraiment parler ici de véritables noces d'argent…

Merci, bonne soirée et longue vie à l'École nationale de l'humour.

Gouvernement du Québec

© Gouvernement du Québec, 2013