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Estrie

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Patrimoine immobilier

Le patrimoine immobilier de l'Estrie est composé de nombreux éléments qui reflètent la plupart des traditions de construction et des styles architecturaux qui se manifestent durant le 19e siècle et le début du 20e siècle. Ce patrimoine rappelle le passé agricole, la diversité des traditions religieuses représentées et le développement socioéconomique de la région, tout en marquant ses paysages.

En 2012, une douzaine d'immeubles et de sites patrimoniaux de la région sont protégés. De plus, les municipalités ont cité plus de 80 immeubles et sites patrimoniaux.

Une architecture variée

Les vagues successives d'occupation du territoire estrien et les origines multiples de ses habitants ont favorisé la multiplication des styles architecturaux que l'on y trouve encore aujourd'hui.

Au tournant du 19e siècle, l'architecture reprend surtout des styles qui s'étaient développés aux États-Unis et en Grande-Bretagne et qui ont été popularisés, entre autres, par des catalogues. Les adaptations locales donnent naissance à un style architectural qui est propre au pays.

Ce style vernaculaire s'en tient donc aux silhouettes familières du pays d'origine, mais utilise des formes et des matériaux locaux, tout en répondant aux conditions climatiques d'un nouvel environnement.

Exemples d'immeubles patrimoniaux classés illustrant les divers styles architecturaux de l'Estrie

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Des particularités régionales marquantes

Grange circulaire
Damase-Amédée-Dufresne.
© MCC, Jean-François Rodrigue, 2008.

Les granges rondes

Durant le 19e siècle, les constructions de formes circulaire et octogonale sont en vogue en Ontario et aux États-Unis, notamment pour les granges-étables. Au Québec, des granges circulaires ont été construites entre 1890 et 1910, principalement dans la partie méridionale de l'Estrie.

La grange circulaire répondait aux critères d'efficacité et de productivité de l'industrie laitière, en plein essor au tournant du 20e siècle. Elle permettait d'améliorer les mesures d'hygiène et de ventilation, d'accélérer la distribution de la nourriture à partir d'un silo central, d'engranger une grande quantité de fourrage, d'économiser le bois de construction et d'augmenter l'éclairage de l'étable.

Au début du 20e siècle, l'Estrie comptait au moins quatorze granges rondes dont six ont disparu avant 1982. Il en reste cinq aujourd'hui, dont la grange circulaire Damase-Amédée-Dufresne à Austin, construite en 1907 et classée par le ministre d'alors en 1984.

Deux granges rondes ont été citées par les municipalités : la grange ronde Stanley-Holmes (1907) à Barnston-Ouest et la grange ronde de Mansonville (1911) à Potton.

Les ponts couverts

Le Québec compte aujourd'hui à peine 100 ponts couverts alors qu'il s'en est construit plus de 1000 dans la province, du début des années 1800 jusque vers les années 1950., Quelques-uns des plus vieux ponts sont situés en Estrie. On y trouve les structures les plus rares, de types Howe et Town simple.  Étroitement liés au développement de la région, la dizaine de ponts couverts de l'Estrie ont autant de charme que le paysage qui les environne.

De par leur ancienneté, ces structures de facture traditionnelle sont vulnérables face aux éléments naturels et anthropiques. Leur restauration est complexe et des moyens extraordinaires sont parfois requis afin d'effectuer une restauration dans les règles de l'art.

Quelques ponts couverts cités par les municipalités

Les gares

Aujourd'hui bâtiments historiques, les gares ont joué un rôle de premier plan dans le développement des régions du Québec, notamment en Estrie où l'on en trouve encore plusieurs types qui ravissent les amateurs d'architecture.

Quelques gares citées par les municipalités

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Église Saint-James.
© MCC, Jean-François
Rodrigue, 2005.

Patrimoine immobilier religieux

L'Estrie accueille une grande variété de confessions religieuses. Après Montréal et Québec, elle est la région où l'on compte le plus grand nombre de lieux de culte.  Ce constat peut s'expliquer par les fondements historiques du territoire, lors de son ouverture à la colonisation en 1792. Plusieurs immeubles patrimoniaux religieux sont localisés à Sherbrooke, la capitale régionale.

Lieux de culte 

Dans les campagnes de l'Estrie, de petites églises blanches en clin de bois sont remarquables par leur intégration harmonieuse dans le paysage, leur simplicité et leur décor intérieur en lamelles de bois. Elles contribuent grandement à l'image pastorale de la région. De petites églises catholiques y participent à leur manière influencées par les techniques artisanales des ouvriers de diverses traditions engagés sur les chantiers. 

De plus en plus de lieux de culte, issus de toutes les traditions, sont recyclés à divers usages. La conversion des petits temples, construits en bois, de dimension réduite et fréquemment situés en retrait, est facile. Ce n'est pas le cas des églises catholiques, souvent monumentales et érigées en maçonnerie de pierre ou de brique.

L'église qui se trouve sur le site patrimonial de l'église de Saint-Venant-de-Paquette, cité par la municipalité du même nom, illustre bien, comme d'autres en Estrie, la proximité des cultures en présence.

Exemples d'immeubles patrimoniaux religieux classés en Estrie

Cimetières

En Estrie, il n'est pas rare de compter deux, voire trois cimetières distincts dans une agglomération, derrière une rangée de sept pins ou au cœur des collines de la région. On peut même parfois voir un cimetière familial au détour d'un chemin. Cette multiplication s'explique par des raisons historiques, notamment l'organisation territoriale influencée par des groupuscules colonisateurs de confessions diverses et l'absence de structure communautaire fédératrice au début de la colonisation. Par exemple, dans la seule MRC de Coaticook, environ 76 cimetières catholiques, protestants, multiconfessionnels et familiaux ont été inventoriés.

Plusieurs sites patrimoniaux estriens incluent ces cimetières typiques, entre autres : le site du patrimoine du canton de Sainte-Edwidge-de-Clifton et le site du patrimoine de l'Église-Anglicane-Saint John-et-du-Cimetière-Mount Pleasant Union à Frontenac, tous deux cités par les municipalités.

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