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Le cinéma, l'image animée au bout de la lumière

C'est pendant la Révolution tranquille que le cinéma québécois prend véritablement son envol. Alors que la Nouvelle vague cinématographique s'impose en France et influence certains cinéastes québécois, le cinéma direct fait la renommée du Québec. Les jeunes cinéastes des années 1960 sont plus nombreux que jamais et le gouvernement québécois met progressivement en place des mesures pour soutenir financièrement cette industrie naissante.

Cette période fébrile est aussi marquée par un mouvement d'émancipation au sein des cinéastes qui souhaitent, par leurs créations, refléter les changements profonds que subit le Québec. Ils sont nombreux à réclamer la fin du Bureau de censure, qui surviendra en 1967 alors que l'institution fera place au Bureau de surveillance du cinéma, l'ancêtre de l'actuelle Régie du cinéma.

Entre-temps, la Cinémathèque québécoise voit le jour en 1963. Les cinéastes souhaitent en faire un lieu de diffusion pour conserver, documenter et mettre en valeur le patrimoine cinématographique et télévisuel national et international. Elle sera reconnue officiellement par l'État en 1983.

En 1975, l'adoption de la Loi sur le cinéma québécois mènera à la création de l'Institut québécois du cinéma, dédié notamment à la promotion et au soutien financier de productions d'ici.

En réponse aux demandes de l'industrie, le ministère de la Culture met en place, en 1994, la Société de développement des entreprises culturelles, mieux connue sous le nom de SODEC. L'aide du gouvernement du Québec se traduit encore par un soutien substantiel à l'industrie et, en 2006, l'enveloppe consacrée à la production cinématographique par l'intermédiaire de la SODEC fait un bond majeur en passant de 14 à 24 M$.

Qui plus est, au cours de la dernière décennie, le nombre de films québécois projetés dans les salles de la province a connu lui aussi une croissance soutenue. Cette progression est remarquable dans les régions, où l'assistance aux films québécois est la plus importante. La présence de festivals populaires comme le Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue et le Carrousel international du film de Rimouski contribuent à cette vigueur.

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