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Travaux sur le financement du cinéma

2006 : l'industrie en difficulté

À l’été 2006, les médias faisaient écho à la crise de financement que connaissait le cinéma québécois. Selon les principaux intervenants de cette industrie, différents facteurs, notamment la baisse des budgets alloués à Téléfilm Canada par le gouvernement fédéral, allaient faire en sorte qu’il ne se réaliserait au Québec que 10 longs métrages de langue française en 2006-2007, au lieu des 15 à 20 produits habituellement.

En réponse à cette crise, la ministre de la Culture et des Communications, Mme Line Beauchamp, annonçait le 12 octobre 2006 une enveloppe supplémentaire de 10 M$ pour l’exercice 2006-2007, afin de permettre à la SODEC de maintenir le volume de production habituel de films. Grâce à cette somme, la SODEC a financé six films de plus au cours de l’année 2006-2007.

Le 12 novembre 2006, la ministre Line Beauchamp demandait à M. François Macerola de se pencher sur le problème de financement et de proposer un nouveau modèle d’affaires.

2007 : augmentation de l'aide gouvernementale

Le rapport de M. Macerola était rendu public le 5 février 2007 au cours d’un événement réunissant les principaux acteurs du monde du cinéma au Québec, auquel participaient le premier ministre du Québec, M. Jean Charest, et la ministre de la Culture et des Communications, Mme Line Beauchamp.

Ils confirment alors la récurrence annuelle de l’aide de 10 M$ accordée l’automne précédent à la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) pour la production de longs métrages québécois. Ces crédits supplémentaires font passer de 14 M$ à 24 M$ l’enveloppe du programme d’aide à la production.

Le rapport Macerola 

Intitulé Pistes d’action – Vers un nouveau modèle d’affaires pour le milieu du cinéma québécois, le rapport Macerola propose deux pistes d’action :

  • la création d’un fonds d’investissement privé pour financer des productions cinématographiques
  • la prise en compte des contributions canadiennes et internationales au financement du cinéma québécois.

Rappelons que cinq principes ont guidé les travaux de M. Macerola :

  • Le nouveau modèle de financement, tout en continuant à s'appuyer largement sur un investissement public stable, devait comprendre un engagement accru du secteur privé
  • Un équilibre durable et équitable devait être assuré entre l'aide aux créateurs reconnus et le soutien à la relève, équilibre où le cinéma d'auteur et les films à succès trouveraient leur juste part et leur juste place
  • L'État devait continuer à jouer un rôle essentiel dans le financement du cinéma québécois et, à cet égard, les principes de récupération de l'argent public ayant permis la réalisation d'un film devaient être améliorés
  • Le cinéphile ne devait pas être pénalisé par un alourdissement des charges pour avoir accès au cinéma
  • Le gouvernement fédéral devait être un acteur clé et partager les principes du nouveau modèle d'affaires.

Deux groupes de travail pour développer les pistes du rapport Macerola

À la suite de la présentation du rapport Macerola, la ministre forme deux groupes de travail chargé d'en étudier les recommandations pour l’été 2007.

Le premier groupe de travail doit se pencher sur les modalités de mise en œuvre d’un fonds d’investissement privé en cinéma. Il est coprésidé par M. Pierre Leblanc, directeur général de la Financière des entreprises culturelles, et M. Daniel Cloutier, directeur des médias, de l’audiovisuel et du multimédia au ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine.

Le second groupe de travail, coprésidé par M. François Macerola et Mme Michèle Fortin, présidente-directrice générale de Télé-Québec, se penche sur l’accroissement des contributions canadiennes et internationales au financement du cinéma québécois.

Les rapports sont remis à la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine le 6 juin 2007.

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