Le doublage représente un secteur d'activités important en cinéma et en télévision. Les 17 entreprises regroupées sous l'Association nationale des doubleurs professionnels (ANDP) produisent un volume de contrats estimé à 24 M$ annuellement.
Les plus récentes données publiées par l'Institut de la statistique du Québec (ISQ, Statistiques sur l'industrie du film et de la production télévisuelle indépendante, édition 2008) font état en 2007-2008 de contrats de doublage atteignant 17,7 M$ pour les seuls films et émissions admissibles aux crédits d'impôt et des prestations aux comédiens membres de l'UDA de l'ordre de 4,8 M$. Les contrats sont répartis de la façon suivante : 56,42 % pour la télévision, 37,80 % pour le cinéma et 5,78 % pour les œuvres destinées directement aux vidéoclubs.
Dans le secteur du film, selon les données colligées par la Régie du cinéma, en 2007, les distributeurs américains ont fait réaliser au Québec 78 % de leurs doublages (63 films sur 81) et les distributeurs nationaux 69 % (45 films sur 65). Au total, 74 % des films ont été doublés au Québec en 2007 (108 sur 146) par rapport à 72 % en 2006.
Le 29 avril 2008, la ministre Christine St-Pierre a annoncé des mesures visant à consolider et à développer l'industrie du doublage de films au Québec.
Ces mesures, qui découlent des démarches de Me Roy L. Heenan auprès de tous les intervenants et des grands studios américains, consistent, d'une part, à confier au Bureau du cinéma et de la télévision du Québec (BCTQ) un mandat de promotion et de représentation de l'industrie québécoise du doublage. Le Bureau du cinéma et de la télévision, sur lequel Me Heenan pourra agir comme conseiller, est chargé :
Le BCTQ a reçu une aide financière de 100 000 $ pour la réalisation de ce mandat.
D'autre part, le Conservatoire d'art dramatique de Montréal a reçu 50 000 $ pour la modernisation de ses équipements et 100 000 $ pour l'augmentation de son offre de formation en doublage, notamment en adaptation des dialogues.
Le 19 mars 2009, le BCTQ tenait la première rencontre du forum. Les améliorations aux mesures incitatives actuelles et la façon de stimuler le marché du doublage, qui comprend autant les productions cinématographiques que les séries télévisuelles, ont été au cœur des discussions. La formation et les moyens d'assurer une relève qualifiée en matière de doublage sont aussi des thèmes qui ont été abordés.
La rencontre a été l'occasion de créer six groupes de travail chargés de dégager des pistes de solutions concrètes pour faire face aux défis de cette industrie.