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Les artistes à l'école


Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine

Une école accueille un artiste ou un écrivain.

Marianne Papillon

Arts visuels
Dessin et installation

Présentation


Crédit: Marianne Papillon

Originaire de Sherbrooke, Marianne Papillon est médecin de formation. Troquant stéthoscope contre pinceau, elle amorce une pratique artistique professionnelle en 2005, aux Îles-de-la-Madeleine, par la publication de bandes dessinées et l’illustration d’ouvrages pour la jeunesse.

Évoluant du dessin vers l’installation, en passant par les outils numériques, ses œuvres abordent la condition animale de l’humain et explore son rapport à la technologie. Sa sensibilité artistique est envahie par son engagement en environnement et son expérience de la maternité. Plusieurs de ses œuvres traitent ainsi de lait maternel et de pétrole. Ses préoccupations sur l’avenir du monde animent sa création.

À l’ère du copier-coller et des transformations d’images à l’insu du public, Marianne propose une nouvelle lecture de l’iconographie. Ses œuvres s’inscrivent dans une démarche de questionnement quant à la copie – imposture ou savoir-faire? – et dans une réflexion sur le pouvoir créateur et propagandiste de l’artiste manipulateur d’images. Elle s’intéresse ainsi au concept de la copie et de l’original, du simple et du multiple, de l’erreur et de la transformation.

Elle a développé une technique où l’œuvre finale, ou « originale », est le plus souvent la résultante d’un procédé de copie, alliant artisanat et technologie. Son travail s’imprègne d’archives, de sciences et d’actualité. Elle revisite d’anciennes photos qu’elle redessine à sa manière. Elle affirme que si la copie est un outil d’apprentissage, elle est aussi un acte de création.

Marianne Papillon a réalisé plusieurs expositions collectives et solos, notamment dans des centres d’artistes, des musées et les Maisons de la culture de Montréal. L’une de ses œuvres se trouve au Terminal de croisière CTMA, un projet d’intégration des arts à l’architecture.

En 2014, elle reçoit le Prix du CALQ Créatrice de l’année aux Îles-de-la-Madeleine. En 2015, elle réalise une installation extérieure dans le cadre d’une exposition en Chine.

Approche et type d'activités proposées



Comment devenir un meilleur... copieur

En préambule, les élèves sont questionnés sur les technologies de l’image, sur les moyens de la capter, de la copier. Comment procède-t-on pour reproduire ce que l’on voit? Qu’est-ce qui distingue une bonne copie d’une mauvaise copie? Est-ce « bien » de copier? Un bon copieur est-il... un mauvais artiste? Et, d’abord, pourquoi copier? À quoi ça sert? Comment procédait-on avant l’ère numérique, photographique et celle de l’imprimerie pour reproduire des images?

L’artiste présente ensuite les œuvres qui l’ont inspirée et invite les jeunes à partager son travail qui marie les nouvelles technologies à l’art ancestral de la copie. Elle fait une démonstration à l’aide de sa tablette graphique et présente un de ses projets en cours de réalisation.

Les élèves sont ensuite invités à explorer différentes techniques de reproduction en dessin. Ils utilisent d’abord une grille pour reproduire à différentes échelles une image 2D (ou un objet 3D pour un plus grand défi).

Les élèves expérimentent aussi des techniques de décalquage : avec et sans source lumineuse, sur papier calque, acétate ou régulier (pour un plus grand défi : sur fenêtre ou plexiglas pour copier la réalité environnante). Pendant l’atelier, ils sont invités à révéler leurs trucs pour « réussir à mieux copier », l’artiste alimentant cette amusante situation de copie en pleine classe.

La nature de l’image ou de l’objet à reproduire ainsi que son niveau de complexité sont adaptés au contexte de la classe. Selon les groupes d’âge, les centres d’intérêt, les lieux physiques, les outils informatiques disponibles et la durée prévue, les élèves peuvent, par exemple :

  • réaliser le portrait d’une célébrité dans le décor de leur choix par le décalquage de photos sur papier, des acétates superposés, un écran ou la tablette graphique de l’artiste
  • cadrer leur point de vue sur le paysage environnant en le traçant en transparence sur les fenêtres de la classe
  • essayer le prototype du « Paysageographe » en classe ou à l’extérieur
  • reproduire collectivement leur portrait de classe grandeur nature en retraçant sur grande surface la photo projetée

Au terme de l’atelier, chaque élève aura approfondi sa réflexion sur ce qui distingue le geste créateur du geste mécanique, l’interprétation de la copie. Il aura aussi été brièvement initié aux notions d’original, de fac-similé, de multiple, de droits d’auteur et de recours à la technologie en art.

L’élève nuancera la connotation souvent négative associée au geste de copier pour mieux en saisir la fonction, la complexité, voire le mérite. Surtout, l’élève prendra plaisir à capturer le monde et à se l’approprier pour mieux le comprendre, le découvrir de son propre point de vue.

 

Copie-moi un mouton

D’entrée de jeu, les élèves sont questionnés sur le rôle des images et leur reproduction : à la maison, quelles images les entourent? Et à l’école? À quoi servent-elles? Parmi ces images, certaines sont-elles copiées ou reproduites? Eux-mêmes copient-ils parfois un modèle pour s’aider ou s’inspirer? Quels moyens connaissent-ils pour reproduire des images? Leur reflet dans le miroir est-il bien une copie d’eux? Et leur portrait photographique? Leurs dessins ne sont-ils pas une copie du monde? Copier pourrait-il servir à... réaliser quelque chose de nouveau et d’unique?

L’artiste présente ensuite son travail d’illustration et en quoi ces questions l’accompagnent dans sa démarche artistique. Elle partage sa méthode de dessin à l’aide d’une tablette graphique où le geste de copier fait partie de ses créations.

L’artiste lit un extrait du Petit Prince de Saint-Exupéry qui commence ainsi : « Lorsque j’avais six ans j’ai vu, une fois, une magnifique image, dans un livre sur la Forêt Vierge qui s’appelait Histoires Vécues. Ça représentait un serpent boa qui avalait un fauve. Voilà la copie du dessin. »

On poursuit la lecture, en savourant les illustrations où figurent notamment l’interprétation d’un éléphant dans un boa en forme de chapeau, jusqu’au célèbre « Dessine-moi un mouton ». L’artiste enchaîne : « S’il vous plaît... copie-moi un mouton. »

Les élèves expérimentent différentes façons de décalquer en copiant les illustrations de Saint-Exupéry. La thématique du Petit Prince, la nature de l’image à reproduire ainsi que son niveau de complexité peuvent être adaptés au contexte du groupe. Les participants explorent divers supports : avec et sans source lumineuse, sur papier régulier, calque, carbone ou acétate.

L’artiste souligne cette amusante situation de copie en pleine classe! Les élèves colorient ensuite leur dessin en suivant le modèle ou selon leurs envies. Enfin, ils échangent sur leurs découvertes et parlent de la petite touche de chacun, de ce qui distingue une copie d’une interprétation.

Au terme de l’atelier, chaque élève nuancera la connotation souvent négative associée au geste de copier pour mieux en saisir la fonction, la complexité, mais aussi la magie. Il se sera approprié cette technique pour l’utiliser à bon escient dans son exploration du dessin. Mais, surtout, il aura pris plaisir à capturer un petit bout de l’univers pour le refaire à sa main.


Conditions particulières

Besoins particuliers

Comment devenir un meilleur... copieur s’adapte à tous les milieux et peut être fait en partie à l’extérieur. L’atelier est plus amusant dans une salle avec fenêtres accessibles aux élèves. Un ordinateur et un projecteur sont nécessaires, ainsi que des surfaces de travail individuelles ou collectives. Source lumineuse mobile (peut être fournie par l’artiste sur demande).

Il est possible de faire travailler les élèves sur plusieurs ordinateurs. Il est aussi possible pour l’artiste de transporter son iMac et sa tablette graphique, moyennant un supplément.

Copie-moi un mouton s’adapte à tous les milieux. Des surfaces de travail individuelles ou collectives sont nécessaires. L’ordinateur est optionnel.

Matériel

Papiers de diverses épaisseurs : calque, carbone, acétates. Marqueurs permanents ou non, selon les groupes d’âge et l’usage visé. Ces matériaux, pour un groupe, sont au coût d’environ 100 $. En communiquant avec l’artiste, il est possible d’établir une liste précise.

Pour un défi plus grand, dans Comment devenir un meilleur… copieur, des plaques de verre ou de plexiglas (200 $ ou récupéré) sont requises.

Matériel réutilisable : pour l’atelier Copie-moi un mouton, l’artiste recommande l’achat du livre Le Petit Prince ainsi que la version audio au coût approximatif de 25 $.


Pour information


Téléphone : 418-937-4945
Courriel : marianne.papillon1@gmail.com

Personne assujettie aux taxes (TPS, TVQ)

Non

Offert aux classes

Toutes les classes

Offert dans les régions

Toutes les régions

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